Réveillés de bon matin pour attaquer cette journée ensoleillée, nous prenons la
route pour le marché Ver-O-Peso. Nous pénétrons sous les toiles blanches et prenons place à l'un des nombreux comptoirs. Jus de fruits frais et part de "bolo" (gâteau) pour 2 R$ (0,60 €) rien de
plus simple pour prendre des forces avant d'attaquer la visite du marché.
Plus loin, nous nous enfonçons dans le dédale d'échoppes de fruits, légumes,
poissons, poules canards et farines de manioc, chacune se succédant dans leur partie respective. Ici, le long du fleuve, grouille et s'agite la vie Belémoise. Sortis de ce "souk" Sud Américain,
direction le vieux fort pour faire une petite pause avant de s'engouffrer dans la vieille ville.Les rues un peu plus escarpées et les maisons plus typiques ne sont pas pour autant transcendantes même si quelques fois les anciennes façades rénovées éclairent les rues un peu trop grises.
Pour le déjeuner, retour au marché au comptoir d'un autre box. Au menu: Poisson frit riz haricots, spaghettis et crudités, le tout accompagné de "farofa" bien sur.
En sortant du marché, nous prenons la direction de la "Praça da Republica" pour
une balade digestive. Devant nous se dresse le Teatro da Paz et nous patientons quelques minutes pour visiter cet édifice construit dans le style de la Scala de Milan. Effectivement, l'enceinte
est magnifique, fresques aux plafonds et architecture en bois, tout y est. Un véritable immeuble historique au milieu d'une place entourée de buildings gris.Devant finir un article à rendre pour la fac (éh oui je travaille quand même un peu ici), nous revenons à l'hôtel où les filles entament une sieste.
Le soir, après un magnifique coucher de soleil devant l'Amazonie, nous dégustons quelques bières dans la micro brasserie de "l'Estaçao das Docas", anciens docks de la ville rénovés en espace de vie où les boutiques et restaurants se sont installés pour animer les nuits de la ville. Pour une fois, nous pouvons boire une bière autre que les traditionnelles Skol, Antartica et autre Brahma qui sont des bières de soif très légères. Ensuite, nous rentrons tranquillement à l'hôtel.
Nouvelles photos dans l'album Belém
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Suite à quelques soucis de connexion internet me voila de retour pour vous
conter mes aventures dans ce pays qui n'en fini pas de découvrir toute sa beauté.
Le routard en poche (merci les copains!), les filles passent me chercher en taxi
pour aller à l'aéroport, le vol étant prévu à 10h25. Après un bref passage à la librairie de Pinto Martins, où se vendent les aventures d'Astérix et Obélix en Portugais, nous embarquons
dans l'avion. Ce vol est en fait un "vol omnibus" c'est-à-dire que le même avion fait plusieurs escales depuis Salvador jusque Manaus. Nous effectuons donc un arrêt à São Luis et 3 heures plus
tard nous atterrissons en Terre Paraense (de l'état du Para) accueillis par la pluie tropicale! Les précipitations annuelles de cette ancienne capitale en font une des villes les plus pluvieuses
du monde. Heureusement pour nous, Cearaenses (vous aurez compris je suppose...), le mois d'octobre est le moins pluvieux!
15h15, l'estomac crie famine et le receptionniste nous oriente vers le
seul supermarché ouvert en ce dimanche de "Cirio de Nazaré". Késako?: La procession de la vierge de Nazareth est considéré ici comme le Noël des Paraenses et accueil chaque année des millions
de visiteurs pendant les 15 jours de festivité qui débutent chaque année le deuxième dimanche d'octobre, aujourd'hui donc. Sur la route pour se rendre au supermarché, ue belle averse nous
tombe littéralement dessus et nous sommes trempés de la tête aux pieds en quelques secondes.
Le soir nous dinons dans un restaurant sur pilotis qui donne l'impression de se
jeter le cet affluent de l'Amazone. Dégustation de bières et de caipirinhas avant d'entamer une aventure culinaire locale connue sous le nom de Tacaca. Une espèce de soupe où baignent des algues
et des crevettes mélangées avec du tucupi et de l'herbe de jambu. Cela vous procure une sensation étrange sur la langue, comme ci vous papilles s'entrechoquaient.
Au retour des vestiaires, Bahia réduit le score rapidement et coupe le souffle du stade. On n'entend quasiment plus un bruit! La déception se lit sur tous les visages. La
deuxième période sera un peu moins active et Ceara rempotera le match sur ce score de 2 buts à 1.
Le match se terminera par la victoire du Brésil 3 à 1 pour
le plus grand bonheur de tout le pays. Quand on dit que le Brésil vie foot, respire foot et transpire foot ce n'est pas une légende! Le foot coule dans les veines de tous les brésiliens, jeunes
ou vieux, homme ou femme, tous sont des fervents amateurs du "Joga Bonito".
Le chauffeur nous balade, empruntant tantôt la plage le long de
la mer et tantôt les dunes, à travers des paysages époustouflant tant par leurs multiples couleurs éclatantes que par leur nature. Falaises rouges, oranges et ocres, dunes surplombant des
piscines naturelles, tout y est pour en prendre plein la vue.
Départ à l'heure dans un bus presque
vide mais qui se rempli rapidement et fini par être plein à craquer avant même la moitié du parcours. Pas de retard non plus à l'arrivée et nous nous mettons à la recherche du second bus.
Lagoinha est un tout petit village avec une place principale où se trouve
l'église et quelques restaurants autour. En revanche les plages sont magnifiques! La pousada est tenue par un brésilien qui nous accueille le plus naturellement du monde en français! Sont
français est très bons et il nous fait faire le tour du propriétaire. Une jolie maison d'hôtes surplombant la baie de Lagoinha qui offre une vue insaisissable sur l'océan et ce havre de
tranquillité.
L'après-midi se poursuit sur la plage (oui je sais encore) et tranquillement
nous nous préparons pour la soirée.
Le dimanche ne dénotera pas non plus de l'ambiance du weekend. Bonne
balade le long du rivage vers les dunes de sable blanc. Déjeuner au calme sur la plage, paquetage des affaires et petite sieste avant de reprendre le bus vers Paraipaba.
Ce weekend, nous (les étrangers) étions invités à un barbecue
chez des brésiliens que nous avons rencontré à UNIFOR (vous vous souvenez? c'est l'université!). A notre arrivée, une petite dizaine de personnes sont présentes autour de la piscine, la chaine
hifi posée sur une table, quelques chaises et une glacière mais pas de barbecue!
La chaine hifi pousse un peu plus les basses et en tant qu'étudiants étrangers voulant
découvrir la culture locale, nous allons tous apprendre le forro. C'est la danse pratiquée dans le nordeste, on ne danse pas le samba ici! Les couples se forment et les locaux ouvrent le bal pour
nous montrer et cela s'annoncent un peu compliqué à vrai dire...
L'appartement se situe dans le quartier qui se nomme Meireles.
Donc mon lieu de vie est au treizième étage de l'immeuble Via venetto. En fait ce n'est pas
un simple immeuble mais c'est quasiment un hôtel! Je loge dans un "appart'hotel" en quelque sorte. Ce qui est très pratique sur pas mal de points. Pas de corvée de ménage et surtout la
réception 24/24h en cas de problème ou pour tout renseignement.
Dans cette partie du Brésil, le nordeste (et jusque dans les états du sud), il n'y a pas d'eau chaude dans la cuisine ni dans la salle de bain. La douche est équipée d'une "douche
électrique"! C'est un boitier équipé d'une résistance qui offre trois températures différente:s Inverno (hiver), desliga (arrêt) et verão (été). Plutôt surprenant au début, on s'habitue
rapidement et la chaleur ambiante étant, le besoin d'eau chaude ne se fait pas vraiment sentir et la position "hiver" donne une eau à 28-30° seulement.